REVIEWS | Wanderer

Guillaume Tell de Gioachino Rossini, Opéra de Lyon 2019-2020
Tell père (vs) Tell fils

...La direction de Daniele Rustioni appelle tous les éloges, véritable charpente expressive de cette production, il donne la touche finale à une soirée qui signe de la plus belle des manières l'ouverture de la saison lyonnaise.

...Le grand triomphateur de la soirée est dans la fosse et il s'appelle Daniele Rustioni. Le caractère et la vigueur de sa battue font de ce Guillaume Tell un monument de précision et de fureurs confondues. Les cordes brillent d'un éclat charnel très soutenu, distribuant les interventions des vents comme autant d'éclats lumineux qui produisent un effet de feu roulant dans l'introduction et qui ponctuent l'action de reliefs énergiques. Ce Rossini regarde ouvertement vers les climats d'un romantisme musical à la Verdi, sans négliger pour autant les eaux-fortes et les inventions d'un Wagner dessinant Rienzi et Fliegende Holländer. Les équilibres donnent aux chœurs une présence confondante, doublée d'une cohésion qui donne au jeu et au théâtre une liberté remarquables.

David Verdier, Wanderer

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